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Musique classique et opéra par Classissima

Gioacchino Rossini

vendredi 24 mars 2017


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17 mars

CD, compte-rendu critique. Haydn 2032, N°4 : « Il Distratto ». HAYDN : Symphonies n°60, 70, 12. CIMAROSA : Il Maestro di Cappella. (Giovanni Antonini,1 cd Alpha classics 2016)

Classiquenews.com - Articles CD, compte-rendu critique. Haydn 2032, N°4 : « Il Distratto ». HAYDN : Symphonies n°60, 70, 12. CIMAROSA : Il Maestro di Cappella. (Giovanni Antonini,1 cd Alpha classics 2016). Suite de l’intégrale des 107 Symphonies de Haydn en vu du tricentenaire Haydn prévu en 2032… Ce nouveau volet hisse très haut la valeur du cycle en cours. Outre la justesse de vue du chef Giovanni Antonini, il s’agit aussi de mettre en perspective Haydn et les auteurs de son époque : la filiation ainsi proposée avec le théâtre fin et savoureux de Cimarosa, réalise un cocktail explosif et indiscutablement pertinent. On aime de tels programmes audacieux, imprévus, capables de réformer nos idées réçues sur le Haydn symphoniste que l’on croit connaître ; servi ici par des interprètes jubilatoires, ayant pour devise, une qualité rare chez les artistes des répertoires baroques et romantiques aujourd’hui : la finesse. Des 3 symphonies ici traitées, ne prenons qu’un épisode emblématique. Non pas la première de la sélection, n°60 qui donne son nom au programme (conçue pour la comédie intitulée « Il Distratto »), mais nous préférons demeuré sur notre excellente impression, produite par l’Adagio de la n°12 qui s’impose par sa profondeur et son rayonnement simple. Sublime introspection (plage 12), tel un désert sans issue et au cordes seules, qui touche par son épure quasi austère ; la respiration, les dynamiques, l’économie et le sens des phrasés sont d’une irrésistible justesse. Antonini y glisse un spuçon de tendre nostalgie qui assimile cet épisode frappant par son intériorité maîtrisée à une variation gluckiste, le Gluck sublimement déploré et lacrymal, c’est à dire pudique et mélodique à la fois, de la prière d’Orphée et son hymne désespéré mais digne : « J’ai perdu mon Eurydice ». Haydn semble en déduire une interrogation en résonance. Quel contraste avec l’Allegro insouciant et délicatement caractérisé (hautbois, bassons) qui suit. Un orchestre d’instruments acteurs, un opéra où le chant instrumental est partenaire du chanteur soliste… La vivacité et l’intelligence habite le Cimarosa révélé (Il Maestro di Cappella), dès son ouverture (plage 14) d’une poésie naturelle et infiniment subtile. A la source de Cimarosa, sphynx européen qui fut joué dans toute l’Europe des Lumières, affirmant l’essor de la veine napolitaine, découle les opéras buffas et les perles comiques de Hadyn, justement, Mozart, et aussi Salieri, ainsi que l’a récemment démontré un excellent enregistrement de La Scuola degli Gelosi, lui-même source pour les Nozze et le Cosi mozartiens. Construit comme une vaste cantate pour voix seule (baryton), avec ouverture, en deux recitatifs et deux airs, Il Maestro di Cappella, permet à Cimarosa d’épingler l’art musical lui-même en brossant le portrait d’un chef d’orchestre, d’une verve imaginative flamboyante à la quelle répond la vitalité expressive des instruments de l’orchestre, véritables acteurs d’une fine coopération. La caractérisation à laquelle atteint Giovanni Antonini et ses partenaires musiciens d’Il Giardino Armonico réalise l’excellence ; toujours justes, c’est à dire d’une élégance et d’une subtilité qui ne confinent jamais à la vulgarité ; ce sens de la mesure, de la facétie cachée, affleurante voisinne avec le meilleur Haydn, et les interprètes s’ingénient dans une complicité jubilatoire quand le chef indique ce que doit jouer chaque pupitres ; les instrumentistes lui rendant ce à quoi il les invite. Cette perle comique qui singe la musique elle-même exprime ce théâtre agile en imagination, d’une sincérité joyeuse, d’une finesse irrésistible. Evidemment, de ce Cimarosa sûr, truculent, habile, intelligent dérive aussi le pétulant Rossini, c’est dire l’apport de l’enregistrement et aussi l’éclairage qui en découle : la parenté des Symphonies de haydn avec le théâtre picaresque de Cimarosa. Dans les premières, tout un opéra instrumental se fait jour : peu de chefs actuels en comprennent comme ici les enjeux et les ressources ; dans le second, les instrumentistes font valoir leur chant spécifique, les possibilités dramatiques tels de véritables chanteurs, partenaire du soliste baryton. Après tout, quels autres associés fabuleux pour un Maestro di Cappella que les instrumentistes de son propre orchestre ? Ainsi Cimarosa nous laisse sa propre vision de l’orchestre à travers cette cantate épatante et savoureuse : à travers les volontés et les indications de son héros, le compositeur concocte un menu instrumental où l’orchestre virtuose réalise une collection de mets délicats et goûteux. Révélation et jubilation. _______________________ CD, compte-rendu critique. Haydn 2013, N°4 : « Il Distrato ». HAYDN : Symphonies n°60, 70, 12. CIMAROSA : Il Maestro di Cappella. Riccardo Novaro, baryton. Il Giardino Armonico. Giovanni Antonini, direction / Enregistré il y a 1 an, en mars 2016 à Berlin / 1 cd Alpha classics (2016). CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2017.

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19 mars

À Genève, Joyce DiDonato dans la joie du chant

Genève. Opéra des Nations. 17-III-2017. Gioachino Rossini (1792-1868) : Ouverture (Guglielmo Tell), Una voce poco fa (Il Barbiere di Siviglia), Tanti affetti (La Donna del Lago). Giovanni Pacini (1796-1867) : Ove t’aggiri, o barbaro (Stella di Napoli). Michele Enrico Carafa (1787-1872) : O sorte crudel (Le Nozze di Lammermoor). Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Ouverture, Deh vieni (Le Nozze di Figaro). Hector Berlioz (1803-1869) : Je vais mourir, Adieu , fière cité (Les Troyens). Georges Bizet (1838-1875) : Suite no. 2 (L’Arlésienne). Harold Arlen (1905-1986) : Over the Rainbow. Joyce DiDonato, mezzo-soprano. Orchestre de Chambre de Genève. Sascha Goetzel, direction musicale.




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18 mars

Compte-rendu, concert. Paris. Palais Garnier, le 12 mars 2017. Récital Juan Diego Florez. Vincenzo Scalera, piano

Compte-rendu, concert. Paris. Palais Garnier, le 12 mars 2017. Récital Juan Diego Florez. Vincenzo Scalera, piano. Quelle différence y a-t-il entre Juan Diego Florez malade et le même chanteur en pleine forme ? Le premier n’en fait pas mystère et en fait même un sujet de plaisanterie. Mais il rassure rapidement le public : il peut chanter, sa voix va bien. Et en effet, s’il n’avait pas annoncé ouvertement son indisposition, il n’est pas certain que nous aurions perçu la différence, tant son art du chant comme ses aigus triomphants demeurent absolument intacts. Et si le contre-ut, qui fuse à de nombreuses reprises durant la soirée, apparaît moins souple que par le passé – même s’il demeure toujours aussi cinglant –, la cause nous semble davantage à chercher du côté d’une orientation progressive vers un répertoire plus lourd. Ceci étant, ce concert s’avère une totale réussite, magnifiée encore par les ors du Palais Garnier. Le malade (presque) imaginaire Des trois pièces de Rossini qui ouvrent le bal, on retiendra particulièrement « Addio ai Viennesi », que le ténor péruvien dédie ce soir à la mémoire du grand chef italien Alberto Zedda, rossinien émérite et disparu voilà quelques jours à peine. Cette miniature paraît résumer tout entier l’art vocal défendu par le cygne de Pesaro, du grave au suraigu en passant par les vocalises et, bien entendu, le légendaire crescendo qui fait tournoyer les œuvres du compositeur. Comme une grammaire à destination des chanteurs belcantistes, que notre ténor a fait sienne voilà vingt ans et continue d’user pour conserver sa voix entre deux prises de rôles audacieuses. Une véritable leçon de technique. Place à Mozart ensuite, pour deux airs chantés comme rarement. Le premier, tiré de l’Enlèvement au Sérail, est joué un peu vite à notre sens, mais la virtuosité inhérente à ce morceau n’en est que mieux mise en valeur, et toute la ligne vocale prend une couleur nouvelle à travers la couleur latine de la voix du chanteur. Puis Juan Diego Florez explique, que, parmi les morceaux difficiles pour les ténors, il y a bien entendu Rossini, également le premier air de Tonio dans la Fille du Régiment de Donizetti… mais aussi Mozart, avec cet air de Mitridate, qui comporte pas moins de huit contre-uts ! Et c’est en se signant qu’il attaque ce morceau de bravoure. Bien que son instrument ne soit pas celui d’un baryténor, il se tire avec les honneurs de ces aigus terribles, démontrant que sa voix se porte bien. Enfin, pour achever la première partie, c’est un retour à Rossini, avec l’air de Rodrigo extrait d’Otello, que le ténor connaît bien. La lente cantilène tombe toujours sans un pli dans sa vocalité, et la rageuse partie qui suit lui permet une nouvelle fois de faire assaut de virtuosité, jusqu’à un contre-ut aussi inhabituel qu’inattendu qui couronne la cadence finale. L’entracte passé, les trois mélodies de Leoncavallo permettent un retour en douceur, avant l’air réputé inchantable de Rinuccio dans Gianni Schicchi. Réputation dont se joue le chanteur avec malice et humour, la tessiture aigue de l’air lui permettant au contraire de remonter son émission pour faire briller au mieux le haut de sa voix. Surprise de la soirée avec l’air de Rodolfo, dans lequel on n’attendait pas vraiment le ténor, tant sa voix et cette écriture nous paraissaient incompatibles. En effet, une exécution avec orchestre pousserait le chanteur dans ses derniers retranchements, voire le mettrait sérieusement en difficulté. Mais avec un piano, le ténor se permet un tel raffinement dans les nuances et le phrasé, une telle gourmandise dans la déclamation du texte, que l’espace d’un instant, toute la salle a pour lui les yeux de Mimi. Avec le Lied d’Ossian de Werther, le chanteur retrouve un air qu’il interprète depuis longtemps et auquel il apporte désormais l’incarnation du rôle à la scène. Et s’il ne possède toujours pas réellement les moyens requis pour la partition et paraît aux limites actuelles de sa voix en termes de largeur, son poète maudit nous convainc néanmoins par son énergie désespérée. Passage en terres verdiennes pour clore ce récital : l’air d’Oronte tiré des Lombardi apparaît comme une promenade de santé pour le ténor, où c’est à peine si on remarque le si naturel interpolé, tellement il sonne facile et détendu. Et enfin, Juan Diego Florez nous prouve combien il est temps pour lui d’aborder en entier le rôle d’Alfredo dans La Traviata, tant la grande scène du II lui convient aujourd’hui superbement. Le récitatif est détaillé avec une précision et une tendresse devenues rares, la cavatine se déploie avec une aisance déconcertante, et la cabalette éclate dans toute sa vaillance, conclue par un contre-ut insolent. Le public est à la fête et redemande. Le héros de la soirée revient sur scène muni de sa guitare, pour trois morceaux, un tango et deux chansons traditionnelles d’Amérique Latine (dont le célèbre « Cucurucucu Paloma »), dans lesquelles il fait admirer un falsetto exquis et infiniment tenu – exploit provocant les rires, puis l’ébahissement des spectateurs – qui achève de faire fondre la salle. Finalement, lorsqu’il il replace lui-même le tabouret devant le piano, c’est pour un ultime bis : la romance de Nemorino « Una furtiva lagrima » où il fait admirer une ultime fois la délicatesse de sa musicalité et la perfection de sa technique, prouvant que ces deux qualités sont bien compatibles et se nourrissent l’une l’autre. Et c’est avec une grande élégance qu’il fait saluer seul le pianiste qui l’a accompagné toute la soirée durant : un Vincenzo Scalera irréprochable, en véritable connaisseur des voix et du répertoire. Un régal. Comme une habitude qu’on retrouve toujours avec le même plaisir. ____________________ Paris. Palais Garnier, 12 mars 2017. Gioachino Rossini : La Lontananza ; Bolero ; Addio ai Viennesi. Wolfgang Amadeus Mozart : Die Entführung aus dem Serail, “Ich baue ganz auf deine Stärke” ; Miridate, re di Ponto, “Vado incontro”. Gioachino Rossini : Otello, “Che ascolto… Ah come mai non senti”. Ruggiero Leoncavallo : Aprile ; Vieni, amor mio ; Mattinata. Giacomo Puccini : Gianna Schicchi, “Avete torto… Firenze è come un albero fiorito” ; La Bohème, “Che gelida manina”. Jules Massenet : Werther, “Pourquoi me réveiller”. Giuseppe Verdi : I Lombardi alla prima crociata, “La mia letizia infondere” ; La Traviata, “Lunge da lei… De’ miei bollenti spiriti… O mio rimorso” Juan Diego Florez, ténor. Vincenzo Scalera, piano



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12 mars

[pré-annonce] Théâtre des Champs-Élysées 2017-2018

Comme pour la Philharmonie, demandé gentiment … Là aussi, saison déjà semi-ouverte au public, présentée aux amis / mécènes, etc. Les grands titres circulent donc déjà largement, je suis loin de révéler des secrets occultes (cette fois) : Opéra scénique ► Haendel, Alcina avec Cecilia Bartoli, production de l'Opéra de Zürich. ► Gluck, Orfeo ed Euridice. Mise en scène de Robert Carsen, direction de Diego Fasolis. Deux éléments vivement intéressants pour une œuvre qui l'est peut-être un peu moins. ► Rossini, Il Barbiere di Siviglia, mise en scène de Laurent Pelly, direction de Jérémie Rhorer. Là aussi, association intéressante (musicalement, devrait être cinglant et coloré, au moins), pour une œuvre qui n'est pas non plus la meilleure de son auteur. (Pourquoi jamais de Turc en Italie, chef-d'œuvre intersidéral du buffo du premier ottocento !) ► Poulenc, Dialogues des Carmélites, reprise de la production de Py, à nouveau dirigée par Rhorer (encore avec le Philharmonia ?). Opéra en version de concert ► Verdi, Attila en provenance de l'Opéra de Lyon. ► Gounod, Faust dans sa version originale d'opéra comique (avec dialogues au lieu de récitatifs). On y perdra beaucoup de bonne musique, mais il est très rare de l'entendre dans cet état originel. Avec la meilleure distribution francophone possible : Véronique Gens, Jean-François Borras, Jean-Sébastien Bou ! ► Puccini, Madama Butterfly avec Ermonela Jaho et Brian Hymel. ► Debussy, Pelléas et Mélisande (ça n'arrête jamais !), avec Sabine Devieilhe. Oratorio ► Haydn, La Création par Malgoire (avec Piau et Buet – en français comme avec le Palais-Royal ?). ► Beethoven, Christus am Ölberge (le Christ au Mont des Oliviers), un vrai bijou très éloquent et rarement donné. ► Debussy, L'Enfant Prodigue (avec Duhamel). ► … et les habituels tubes de Bach, Oratorio de Noël, Saint-Matthieu et Messe en scie, Messe en ut de Mozart, Missa Solemnis de Beethoven (encore une fois Herreweghe ? – au demeurant excellentissime là-dedans). Il y aura aussi un récital Renée Fleming et sans doute pas mal d'opéra seria, mais allez savoir pourquoi, on ne m'en a pas davantage parlé.

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10 mars

Le blog-notes de Claude Samuel Cimarosa, grâce à Stendhal Un opéra bissé au Burgtheater – L’opera buffa L’exploit des élèves du Conservatoire de Paris

Cimarosa (1749-1801). Contemporain de Mozart, ce Napolitain connut les fastes des cours européennes et les geôles de Ferdinand IV. Gravure de Luigi Bridi Parmi les auteurs féconds et glorieux en leur temps dont les œuvres n’ont pas survécu, l’Italien Domenico Cimarosa, cette semaine à l’affiche de notre Conservatoire national de musique, occupe une place de choix. Il a composé quelque soixante-dix opéras et quatre-vingt sonates pour les clavecinistes dont les partitions sont enfouies dans les bibliothèques, et ce sont finalement quelques lignes de Stendhal qui auront largement contribué à sa gloire posthume. L’auteur de La Chartreuse de Parme raffolait d’opéra et adorait l’Italie (ou l’inverse) et, dès les premières lignes de sa Vie de Rossini, il cite Cimarosa, dont le style est « étincelant de verve comique, de passion, de force et de gaieté », et dont les deux premiers duetti du Mariage secret « sont les chants les plus beaux qu’il ait été donné à l’âme humaine de concevoir. » Rien de moins ! Un bis mémorable Avis partagé dès le premier soir par l’empereur Leopold II, le commanditaire de l’œuvre, qui, au cours du dîner sûrement très chic qui suivit la représentation du Burgtheater de Vienne, lança à ses invités : « Et si nous recommencions ?… » Et c’est ainsi que le 7 février 1792, deux mois après la mort de Mozart dans cette même ville, Le Mariage secret, qui remplit bien ses trois heures, fut repris de la première à la dernière mesure. Et après ce bis mémorable au Burgtheater de Vienne, Le Mariage triompha la même année à Prague, Leipzig, Milan, Dresde et Berlin. Entre Noces et Barbier Le thème du mariage, pas encore pour tous, est un grand classique du théâtre lyrique. Sur le même registre, Cimarosa jette un pont entre le Figaro des Noces et le Barbier de Séville, à la réserve près que l’engagement social et contestataire est tout de même plus évident chez Beaumarchais et Lorenzo da Ponte que chez Giovanni Bertati, le librettiste de Cimarosa, lequel se contente de suivre très sagement les règles de l’opera buffa. Ici, la comédie se joue entre deux sœurs, un soupirant, un père qui cultive sa surdité en surveillant son bas de laine, et quelques personnages secondaires qui pimentent l’imbroglio. Pas de réflexion philosophique mais le seul plaisir du marivaudage. Musicalement, la partition de Cimarosa lorgne aussi du côté de Mozart et de Rossini. Il y a des références moins honorables ; celle-ci pétille, ce qui n’est pas désagréable dans notre époque victime de tant de turpitudes. Pour tout dire, malgré mon habituelle impatience dans une salle d’opéra, je n’ai pris que du plaisir en cette soirée montée par les élèves du Département des disciplines vocales du Conservatoire de Paris et de l’orchestre de la maison, dirigé avec souplesse et précision par Patrick Davin. Car c’est une jeune équipe, déjà parfaitement professionnelle, qui est à la manœuvre. Voix naturelles et fraîches mais déjà très au fait des codes d’exécution de cette musique. Les deux soupirants, la Carolina d’Harmonie (prénom rare, qui me rappelle l’épouse d’un certain Charles Ives) Deschamps et le vaillant Paolino de Blaise Rantoanina, la petite sœur, Elisetta, incarnée par Marie Perbost (qui a figuré, la semaine dernière, parmi les Révélations de l’Adami aux Bouffes-du-Nord), auxquels je joindrai l’insistante Fidalma de Fiona McGown, ce vantard de Comte bien servi par la basse Jean-Christophe Lanièce. Enfin le Geronimo de Guilhem Worms, annoncé comme souffrant, excellent néanmoins. À l’arrivée comme dans Mozart et Rossini, les délices du sextuor, agrémenté par les pirouettes du comédien, Alex Sander Dos Santos.… Enfin, une autre bonne idée pour ce spectacle du Conservatoire, c’est d’avoir confié la scénographie à Cécile Roussat et Julien Lubek, une équipe venue du mime et du cirque capable de créer ici, hors réalisme appliqué, un univers très visuel. Fantaisie et couleurs pour ce Mariage version Conservatoire de Paris, et un petit lapin au premier plan © Ferrante Ferranti Pas de bis ! L’histoire ne dit pas si Stendhal aurait aimé cette façon de traiter le théâtre lyrique comme du théâtre, mais mes voisins de la Salle Rémy Pflimlin (du nom de l’ancien président du Conservatoire et président de France Télévisions, décédé en décembre dernier) ont adoré et auraient volontiers réclamé un bis, comme, jadis, l’Empereur Léopold. Dimanche ! Néanmoins, la fête n’est pas tout à fait terminée. Dernière représentation dimanche prochain à 15 heures. Sinon rechercher : l’enregistrement réalisé il y a quarante ans pour le label DGG par l’English Chamber Orchestra dirigé par Daniel Barenboïm (avec Julia Varady, Arleen Auget et Dietrich Fischer-Dieskau) ou/et le DVD réalisé en 2007 par l’Opéra Royal de Wallonie. Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de mars 2017 : « Ce jour-là, 25 mai 1887 : l’incendie de l’Opéra-Comique »

Gioacchino Rossini
(1792 – 1868)

Gioachino Rossini1 est un compositeur italien (29 février 1792 - 13 novembre 1868). Comptant parmi les plus grands compositeurs du xixe siècle, tant par l'importance et l'étendue de son répertoire que par sa qualité, son nom se rattache surtout à l'opéra dont les plus populaires sont - encore de nos jours - Il barbiere di Siviglia (d'après Le Barbier de Séville de Beaumarchais), La Cenerentola (d'après Cendrillon), La gazza ladra (La Pie voleuse), L'italiana in Algeri (L'Italienne à Alger) et Guillaume Tell. Parmi ses œuvres de musique sacrée, il laisse un Stabat Mater et une Petite messe solennelle composée dans ses dernières années. Bon vivant et gastronome à la table réputée, il compose des pages culinaires auxquelles il donne le nom de ses opéras (Les bouchées de la Pie voleuse, Tarte Guillaume Tell) et baptise ses Péchés de vieillesse selon son inspiration gourmande (Hachis romantique, Petite Valse à l'huile de ricin). Le « tournedos Rossini » est une célèbre création culinaire nommée en son honneur.



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