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Musique classique et opéra par Classissima

Gioacchino Rossini

jeudi 30 juin 2016


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25 juin

Opéra de Tours, nouvelle saison lyrique 2016 – 2017

Classiquenews.com - Articles Opéra de Tours, saison lyrique 2016 – 2017. Présentation générale et temps forts de la saison opéra à Tours sous la conduite de son nouveau directeur, le chef d’orchestre, Benjamin Pionnier. Si l’on voulait dégager une ligne artistique principale, la nouvelle saison lyrique tourangelle met l’accent sur les grandes amoureuses tragiques et passionnées, telle Lucia, Tosca, Russalka, sans omettre la délicieuse Lakmé. C’est de toute évidence, l’affirmation au Grand Théâtre de Tours, du répertoire autant lyrique que symphonique, car ici, Puccini, Dvorak, ou Delibes affirment, chacun idéalement, un sens de la couleur et des atmosphères phénoménal. Pour servir ces choix prometteurs, l’Opéra accueille quelques grandes divas de l’heure, sans omettre la coopération toujours active de l’orchestre maison, l’OSRCVLT – Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours, invité à défendre des partitions orchestralement passionnantes… Pas moins de 7 propositions lyriques à venir en 2016 – 2017, à partir de septembre 2016 à l’Opéra de Tours qui propose ainsi, d’abord en ouverture de saison nouvelle, un somptueux récital lyrique mettant en avant l’une des divas françaises les plus bouleversantes de l’heure (et ces dernières années étrangement absente du paysage hexagonal), la soprano coloratoure Annick Massis. L’équipe de Classiquenews se souvient de son éblouissante Traviata à Liège (VOIR notre reportage vidéo exclusif) : incandescence des phrasés d’une finesse absolue, technicité coloratoure parfaite, surtout instinct et style vocal d’une irréprochable vérité : des qualités aussi exceptionnelles que rares qui font de “La Massis”, l’une des dernières divas belcantistes de notre siècle avec … Edita Gruberova. La diva a tout aujourd’hui pour convaincre et éblouir et c’est un récital événement qui se profile ainsi à Tours, le vendredi 16 septembre 2016 , 20h (Airs d’opéras de Donizzetti, Bellini, Rossini, Massenet, Debussy… sous la direction de Benjamin Pionnier). Puis en octobre 2016, pleins feux sur le chant bel cantiste de Donizetti avec Lucia di Lammermoor, sommet du romantisme italien, créé à Naples en septembre 1835. Désirée Rancatore et Jean François Borras chantent le couple éprouvé, tragique des amants magnifiques Lucia et Edgardo. Lucia appartient bien à cette généaolgie de jeunes femmes sacrifiées, qui contrainte par les hommes de son clan, assassine l’époux qui lui a été imposé, le soir de ses noces, puis paraît ensanglantée, en proie à un délire destructeur, folle, ivre, détruite… Les 7, 9 et 1 octobre 2016 (Benjamin Pionnier, direction / Frédéric Bélier-Garcia, mise en scène). Pour les fêtes de fin d’année 2016 – (le 31 décembre à 19h), rien ne vaut la grâce et l’élégance de l’opérette viennoise, celle de Franz Lehar : Au Pays du sourire , comédie alliant profondeur, nostalgie, insouciance, créée à Berlin à la veille de la barbarie nazie, le 29 octobre 1929. L’exotisme du sujet dessine une rencontre amoureuse prise entre salons viennois et traditions pékinoises… L’ouvrage affirme une pure séduction mélodique grâce à plusieurs numéros devenus des tubes : “Je t’ai donne mon cœur”, “Prendre le thé à deux”… Nouvelle production, avec Gabrielle Philiponet et Sébastien Droy (Lisa et Prince Sou-Chong) entre autres, sous la direction de Sébastien Rouland. 2017 L’Opéra de Tours a toujours su favoriser les perles oubliées ou relativement jouées du romantisme français… pari confirmé début 2017 avec un sommet d’orientalisme suave et mélodiquement irrésistible : Lakmé, créé à Paris le 14 avril 1883, de Léo Delibes . Que deviendra la fille du Brahmane, éprise du bel officier anglais ? Comment pèse ici encore le poids des traditions et des cultures différentes ? L’ouvrage exige dans le rôle titre une jeune soprano coloratoure de premier plan (récemment Sabine Devielhe). A Tours, sous la direction de Benjamin Pionnier, c’est Jodie Devos qui relèvera ce défi vocal, aux côtés du ténor Julian Dran dans le rôle de l’anglais Gérald… sans omettre la participation de Vincent Le Texier (Nilakhanta) Les 27, 29, 31 janvier 2016 . A ne pas manquer la série de “complicités”, événements culturels et musicaux au thème proche, comme par exemple : “Les nuits de Jaipur” par Doulce Mémoire et Denis Raisin Dadre, le 19 janvier à 20h ; ou précédemment, au Musée des Beaux-Arts, la lecture conférence “Delacroix orientaliste le 28 janvier à 16h… Visiblement la confrontation / fascination Orient, Occident inspire l’Opéra de Tours. En mars 2017, la scène tourangelle affiche une comédie musicale signée Mitch Leigh, créée au Goodspeed Opera House en juin 1965 : L’homme de la Mancha , première à l’Opéra de Tours. Jean-LOuis Grinda qui vient d’arriver aux Chorégies d’Orange signe la mise en scène ; Didier Benetti, assure la direction musicale, avec dans le rôle-titre : Nicolas Cavallier (Don Quichotte et Cervantes), Raphael Brémard (Sancho Pancha), Estelle Danière (Dulcinée)… Ce Don Quichotte enamouré, ivre de sa passion inacessible aurait pu s’appeler aussi “l’Homme des étoiles”… Les 24, 25 et 26 mars 2016 . Volet lyrique tragique et hautement orchestral pour quatre dates d’avril 2017 (les 21, 23, 25 et 27 avril) avec Tosca de Puccini (créé à Rome, la ville où se passe l’action même, le 14 janvier 1900). Chanteuse passionnée, Floria Tosca aime passionnément le libertaire et bonapartiste peintre Mario Cavaradossi : mais le couple amoureux s’oppose au cruel et jaloux préfet de la police de Rome, le monarchiste pervers, Scarpia. Inspiré de la pièce de Victorien Sardou, Tosca de Puccini est un sommet de l’opéra italien au début du siècle, d’une violence et d’une tendresse spectaculaire. Dans le trio captivant, trois chanteurs à suivre à Tours : Maria Katzarava (Tosca), Angelo Villari (Mario), et Valdis Jansons (Scarpia). Ne manquez pas outre la prière à la Vierge de Tosca (le fameux Vissi d’amore, vissi d’arte…), le finale du premier acte où Scarpia démiurge à l’église, conduit la foule des adorateurs, clergé, fidèle, soldats… Un tableau irrésistible qui exige du chef, de l’orchestre, des solistes et des chœurs, une parfaite mise en place… Benjamin Pionnier, direction musicale. Pier-Francesco Maestrini, mise en scène. Pour conclure sa saison 2016 – 2017, l’Opéra de Tours affiche en mai 2017 une autre amoureuse magnifique et tragique du début du XXè : Russalka d’Anton Dvorak (créé à Prague le 31 mars 1901). Ce sommet de l’opéra en langue tchèque, véritable immersion dans la féerie aquatique et fantastique, est portée par le chef Kaspar Zehner et la mise en scène de Dieter Kaegi. Dans le rôle-titre, Nathalie Manfrino, qui relève les défis de la langue de Dvorak. A ses côtés : Johannes Chum (le Prince), Michail Schelomianski (Ondin), Isabelle Cals (la princesse étrangère). Là encore il est question comme pour Lucia, d’une amoureuse capable du sacrifice ultime. La nymphe des eaux Russalka renonce à sa nature et à son identité première pour aimer le beau prince inconnu qui se baigne dans le lac… mais après quelques avatars, la jeune amoureuse doit perdre le seul être qui comptait. Les 17, 19 et 21 mai 2017. Toutes les productions lyriques sont réalisés avec le concours de l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours, des Choeurs de l’Opéra de Tours. Bonus / nouveautés : l’Opéra de Tours poursuit ses conférences présentant les ouvrages lyriques avant chaque série de représentations, mais aussi élargit ses propositions en intégrant de nouveaux spectacles, lectures, conférence : les “complicités“… le Grand Théâtre organise en partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Tours et le Conservatoire par exemple…, des événements au sujet complémentaire avec les soirées lyriques présentées au Grand Théâtre. Consultez le site de l’Opéra de Tours pour identifier les propositions qui vous inspirent selon chaque ouvrage lyrique de la nouvelle saison 2016 – 2017. Saison lyrique 2016 – 2017 de l’Opéra de Tours AGENDA : 1 récital majeur / 6 opéras Ouverture de saison : récital lyrique Annick Massis Vendredi 16 septembre 2016, 20h Réservez Donizetti : Lucia di Lammermoor Les 7, 9 et 11 octobre 2016 Réservez Franz Lehar : Le Pays du sourire Les 24, 28, 30 et 31 décembre 2016 Réservez Lakmé de Léo Delibes Les 27, 29, 31 janvier 2017 Réservez L’Homme de la Mancha de Mitch Leigh, 1965, première à Tours Les 24, 25 et 26 mars 2017 Réservez Tosca de Puccini Les 21, 23, 25 et 27 avril 2017 Réservez Russalka d’Anton Dvorak Les 17, 19 et 21 mai 2017 Réservez Informations, réservations sur le site de l’Opéra de Tours Grand Théâtre de Tours 34 rue de la Scellerie 37000 Tours Billetterie Ouverture du mardi au samedi 10h00 à 12h00 / 13h00 à 17h45 02.47.60.20.20 theatre-billetterie@ville-tours.fr Le chef d’orchestre Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l’Opéra de Tours

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25 juin

VENDÔME (41) : Académie lyrique : Stage Bellini (1er-6 août 2016)

VENDÔME, Académie lyrique Bellini : du 1er au 6 août 2016. Exceptionnelle compétition dédiée au bel canto italien, le Concours Bellini organise sa propre Académie, apprentissage unique destiné aux jeunes chanteurs, aux chefs de chant, aux chefs d’orchestre que l’interprétation de Mozart et du Bel canto intéresse particulièrement. Les stages du chant belcantiste sont rares : réalisés et pilotés par deux personnalités exceptionnelles, l’Atelier prodigué par le Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini est un rendez vous incontournable cet été, pour les apprentis académiciens évidemment, auxquels est proposé et dans des conditions remarquables, une formation inégalée, mais aussi pour le public qui viendra mesurer la qualité du travail accompli entre élèves et Maîtres, – et quels pédagogues!-, lors du concert de fin de stage, le 6 août 2016. Les prochaines sessions de travail ont lieu à Vendôme, du 1er au 6 août 2016 (Campus Monceau à Vendôme 41100, à 42 mn de Paris en TGV). Le Concours international de Belcanto Vincenzo Bellini est une compétition lyrique prestigieuse, exigeant des candidats, la maîtrise parfaite du bel canto italien, soit l’interprétation des œuvres de Rossini, Bellini, Donizetti. C’est le seul concours au monde à défendre cette spécialisation qui est aussi le défi le plus difficile qui s’offre aux jeunes chanteurs d’opéras. Marco Guidarini, Président fondateur en 2010 de la compétition française, avec Youra Nymoff-Simonetti (Co-fondatrice, Directrice Générale), sélectionne préalablement les candidats que le Jury du Concours auditionne ensuite pour élire le/la plus méritant(e). Le dernier Concours Bellini s’est déroulé à La Garenne Colombes les 3 et 4 décembre 2015 (lauréats : Sung Min SONG, ténor, et Liying Yang, soprano). Visitez ici le site du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini La Vincenzo Bellini Belcanto Académie Genèse et objectifs. Dès la création du Concours, Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti ont constaté qu’il y avait une demande spécifique et récurrente de l’enseignement de la technique vocale belcantiste. Celle-ci permet non seulement d’aborder ce type de répertoire si formateur, mais aussi rend propice l’émergence de nouveaux talents lyriques belcantistes. La formation de chanteurs à ce répertoire incite par ailleurs les maisons d’opéra à programmer du belcanto – un moment délaissé, faute de chanteurs formés pour incarner les rôles nécessitant une technique vocale ciblée. L’extrême difficulté technique de ce sommet de l’art vocal demande un enseignement très spécifique : cet aprentissage est à présent proposé par l’Académie Bellini. Ce répertoire est souvent favori des amateurs d’art lyrique, tant l’Opéra belcantiste est à l’origine même des grandes œuvres lyriques universellement plébiscitées. Il occupe de plus en plus la programmation des théâtres ; le phénomène se vérifie spécialement en France. La forte demande des jeunes chanteurs qui désirent aborder ou se perfectionner dans ce type de répertoire rend donc opportune et nécessaire la création d’une académie belcantiste, souhaitée par les créateurs du concours. Atelier / ACADÉMIE de la ”Vincenzo Bellini belcanto Académie” Vendôme (Loir et Cher) Du 1er au 6 août 2016 à Vendôme (41 100) Campus de Monceau Assurances Maîtres de Stage: Viorica CORTEZ, mezzo-soprano, et à titre exceptionnel, Maestro Marco GUIDARINI, Président-fondateur du Concours. Ce stage exceptionnel est aussi proposé aux chanteurs, chefs de chant et aux chefs d’orchestre Le 6 août 2016, concert public de fin de stage Informations. Secrétariat de Musicarte: musicarte-orge@live.fr / Tél.: 06 09 58 85 97 . Le concours accompagnera désormais les chanteurs dans leur parcours, de façon à favoriser l’excellence de leur formation et de leurs projets. Toutes les infos et les modalités d’inscription à l’Académie comme au Concours Bellini, sur le site de Musicarte productions




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21 juin

Compte rendu, opéra. Marseille, Dôme, le 5 juin 2016. Bizet : Carmen. Marie Kalinine. Jacques Chalmeau, Richard Martin

Compte rendu, opéra. Marseille, Dôme, le 5 juin 2016. Bizet : Carmen. Marie Kalinine. Jacques Chalmeau, Richard Martin. Les défis d’une production. Le pari était de taille : celle, démesurée, du Dôme. La réussite est à cette mesure ou démesure. Les défis : une œuvre fétiche, une salle, un plateau immenses, un nombre impressionnant de cent-vingt choristes et soixante enfants s’ajoutant aux chanteurs, acteurs, sur scène et un nombre nourri de spectateurs pour un financement sous-alimenté frôlant le zéro à cette échelle, n’était-ce la généreuse participation de l’Opéra de Marseille qui sent bien dans cette entreprise de l’Opéra Studio Marseille Provence de populariser l’art lyrique un moyen d’y attirer des gens qui n’y viennent pas ; former les futurs spectateurs par l’intéressement volontaire au projet des lycées et centres de formation professionnelle comme l’an dernier pour la miraculeuse Flûte enchantée qui charma un public nouveau médusé et respectueux, souvent des parents, plongés dans le cœur de la création pendant les mois où leurs enfants avaient participé, sous la direction de maîtres à saluer, à la conception des décors, des costumes, sous l’œil bienveillant du chaleureux Richard Martin qui en signait une magique mise en scène sous la baguette du même Jacques Chalmeau, qui dirigeait déjà la Philharmonie Provence Méditerranée, soixante et dix musiciens en fin de cursus dans les conservatoire de région, auxquels on offre une belle expérience professionnelle. Défis de Carmen Ce noble désir de populariser sans démagogie l’opéra, modeste en moyens mais ambitieux dans ses vœux, était riche d’un fastueux plateau de niveau national et international. Les deux compères, à la scène et à la fosse, Martin et Chalmeau, se retrouvaient donc de nouveau pour cette aventure d’autant plus périlleuse que Carmen est une œuvre patrimoniale, sacralisée et popularisée, qu’on ne touche jamais sans risquer de heurter un public qui a fait d’une œuvre publique une propriété personnelle. Autre risque supplémentaire, déconcerter des connaisseurs : par un minutieux travail de recherche d’archives en bibliothèque, Jacques Chalmeau nous offrit le luxe d’une édition critique originale de la partition de Carmen, telle qu’elle fut créée, selon lui, le 3 mars 1875 à l’Opéra-Comique, allégée d’ajouts, allongée de passages supprimés. On ne peut que saluer cette belle initiative musicologique, même si nous pouvons aussi la questionner plus bas. Réalisation et interprétation Remplir l’immense plateau sans effet grossier de remplissage n’était pas le moindre défi relevé par Martin. Il le meuble sans l’encombrer et l’intelligente et sobre scénographie de Floriande Montardy Chérel joue le jeu avec une simplicité qui rejoint le naturel évident de cette production sans maniérisme : à jardin, au fond, des structures évoquant vaguement, autant qu’on puisse juger dans des lumières vagues, des murs —sans doute ceux de l’usine, la manufacture de tabac— peut-être des remparts, ceux de Séville où se nichera la taverne de Lillas Pastia, sur lesquels apparaîtra enfin Carmen, juchée, perchée, intronisée physiquement mais avec désinvolture, sur cette hauteur : la hautaine gitane ironique, les hommes à ses pieds cherchant vainement à l’atteindre, est d’entrée signalée on dirait par son altitude, une échelle littéralement supérieure par sa beauté au reste des femmes, bien au-dessus du troupeau des hommes qu’elle domine par son intelligence. Quelques cubes, des murets au centre seront aussi banc de repos pour la pause des cigarières, pour des mères de famille, des grand-mères promenant le landau de la progéniture, ou, à cour, socle ou siège, pour les soldats, des gendarmes français des années d’après-guerre où se déroule ici l’action : forum antique d’une Séville au long passé romain, agora marseillaise d’une Phocée grecque, bref, vaste place, piazza ou plaza méditerranéenne « où chacun passe, chacun va », s’offrant en spectacle et commentaire à tous les autres, toujours témoins de la comédie et des drames en plein air, grand marché avec marchande des quatre saisons, étals de ventes diverses, une carriole avec des oranges des vergers andalous. Et, en fond, en graphismes scalènes par les vidéos suggestives de Mathieu Carvin, les toitures anguleuses d’un quartier ouvrier avec la verticale des cheminées en briques, et les grandes fenêtres hagardes de la manufacture de tabac, sans doute celle, marseillaise, de la Belle-de-mai, parfois traversées d’ombres chinoises. D’autres projections, dans des lumières oniriques, dessineront des épures mouvantes, linéaires, presque abstraites, de paysages urbains ou montagnards : la technique d’aujourd’hui pour évoquer et éviter les lourds décors d’autrefois. Sans faste inaccessible à ce monde ouvrier sauf pour les danses gitanes de la taverne, les costumes de Gabriel Massol et Didier Buro jouent avec justesse la mode des années 50, tabliers de travail des femmes sur les blouses simples, d’où se distinguent quelques robes à volants des Bohémiennes, suggérant subtilement, sinon la lutte des classes, celles des ethnies affrontées. Détail touchant : à la pause de la Manufacture, les ouvrières s’empressent d’allumer la cigarette mais une mère se presse, se précipite pour en profiter pour donner le sein à son enfant que gardait la mémé. Un camion joyeusement traîné par les enfants de la garde montante, des gendarmes boutonnés jusqu’au col, l’armée gardienne de l’ordre et des travailleurs traverse ostensiblement, occupe l’espace et, groupe inquiétant de noirs corbeaux immobiles à cour et à jardin, deux chœurs de prêtres : l’Église, l’autre pilier d’un état répressif de fonctionnaires comme une oppressante famille qui fonctionnait comme l’état, celle de Don José avec la Mère et ses principes au centre, Mère Patrie et Mère Église, Travail, Famille, Patrie. Vichy n’était pas loin et la Libération, de passage au fond, peut être incarnée par la gitane libertaire et ses anarchiques hors-la-loi. On sait gré à Richard Martin, dont on connaît la fibre, d’avoir souligné cette présence inquiétante, non de la religion qui peut aussi libérer, mais d’une écrasante Église espagnole toujours au service des puissants : je rappellerai que l’Espagne, loin avoir écrasé « l’infâme » voltairien, après la parenthèse libérale due à la Révolution française, l’avait vue revenir, plus puissante et arrogante que jamais, avec le rétablissement même de l’Inquisition, à l’époque de cette Carmen, dans les bagages de Ferdinand VII, le pire monarque de son histoire, que les « 100 000 fils de Saint Louis », l’armée envoyée par la France et saluée par Chateaubriand, avait restauré sur son trône, assis déjà sur le massacre et l’exil des libéraux, comme fera, exactement un siècle plus tard le général bigot Franco. Et je ne puis m’empêcher de voir, dans ce dérisoire et luxueux trône de procession porté dans sa vacuité triomphale dans le grotesque défilé final des toreros, piètres héros d’un peuple asservi aux jeux de cirque sans pain, une allégorie de la sinistre mascarade franquiste qui se pavanait encore aux jours où Martin situe l’action. Les masques goyesques de sinistre carnaval tauromachique, le ridicule char de triomphe d’un Escamillo attifé de grotesque façon, dénoncent aussi clairement l’imposture de l’héroïsme de farce d’une corrida où le sadisme des spectateurs paie pour applaudir le sang versé, pour acclamer en direct la torture et le meurtre d’une vie : « Viva la muerte ! », ‘Vive la mort !’, le cri même du fascisme espagnol. Ce même public qui fera cercle pervers, avide du spectacle sanglant, mais immobile et indifférent au drame qu’il n’empêchera, pas autour de l’estocade finale de Don José à Carmen : dans ou hors de l’arène, la même soif de sang. La nécessaire sonorisation des solistes, du moins à la première, pose un problème de réglage spatial : les voix du fin fond de la scène, ou des coulisses pour Escamillo et Don José, paraissent plus grosses que lorsqu’elles sont devant où elles retrouvent un volume plus acceptable. Les vifs déplacements des personnages du délicat quintette, perturbant les volumes sont cause sans doute aussi d’une impression de décalage. La joyeuse chorale turbulente des enfants, avec cette distance et ce mouvement, était difficile à tenir à la baguette. Les chœurs, statiques, sonnent bien tout naturellement, emplissant l’espace, tout comme l’orchestre finement tenu par Chalmeau qui, avec une dévotion respectueuse, suit à la lettre les subtiles indications de dynamique et de nuances de volume de Bizet, parfaitement suivi par sa phalange. L’autre problème est le choix, discutable, au prétexte de fidélité originelle, de la version Opéra-comique de Carmen : les passages parlés imposent aux chanteurs un déplacement fatigant de la voix qui n’est pas toujours heureux, sans compter le jeu théâtral différent du lyrique. Seules les voix graves, en général parlent et chantent sur la même tessiture et le Zúñiga plein d’élégance de la basse Frédéric Albou, à partir d’un sol ou fa, garde la même égale et belle couleur sombre dans sa parole ou chant. Le handicap du texte parlé ne se pose pas pour les truculents et picaresques comparses, fripons fripés, pendards évidemment pendables, Jean-Noël Tessier, joli ténor, le Remendado, et Mickael Piccone, baryton, le Dancaïre, qui assument allègrement la part opératique comique de l’œuvre. Ce versant presque opérette était annoncé par l’air restitué ici à Morales, excellemment interprété par le baryton Benjamin Mayenobe, une histoire vaudevillesque saugrenue, d’ailleurs soulignée par la projection d’un Guignol. Autre retour à la version originale, le changements de tessiture de Mercedes, redevenue ici soprano léger, délicieusement et malicieusement incarnée par Sarah Bloch, avec sa digne complice en frasques, Frasquita, au timbre doucement voluptueux de la mezzo Hélène Delalande. Seule « étrangère » de cette distribution française, la soprano arménienne Lussine Levoni est autant une Micaela étrangère au monde grouillant sévillan et gitan qu’elle est intégrée lyriquement dans un rôle français qu’elle sert avec une voix tendre mais ferme, égale sur toute sa tessiture. Le baryton Cyril Rovery, se tirant sans difficulté de l’air ardu du toréador qui nécessite autant de grave que d’aigu, les chanteurs sacrifiant en général le premier pour faire sonner le second, d’une voix égale, campe un Escamillo certes ostentatoire mais plein de panache, avantageux et généreux de son athlétique personne, vrai star qui ose un strip, lançant spectaculairement son débardeur aux fans, aux femmes, et l’on est heureux qu’il offre la beauté de sa plastique aux dames et à l’envie des hommes plutôt qu’à une brave bête de taureau qui n’en a rien à faire. Don José, c’est le Marseillais international Luca Lombardo, qui a chanté le rôle dans le monde entier, incarnant et défendant le beau chant français. Il unit, à un physique d’homme mûr, blessé par l’existence, la fraîcheur juvénile d’une voix comme une nostalgie déchirante de la jeunesse qui rend plus poignant son émoi devant la jeunesse et la beauté de Carmen. C’est une autre dimension humaine du personnage qu’il apporte à l’œuvre, une vérité passionnelle qui n’est pas simplement l’incompatibilité ironisée par la gitane entre le chien soumis gardien de l’ordre et le loup épris de liberté : l’homme accroché à une jeunesse qu’il poignarde, cloue d’un couteau faute de pouvoir la fixer. Ligne de chant, tenue de souffle, sa voix se plie au nuances et nous offre l’aigu de l’air de la fleur en un pianissimo doucement douloureux, voulu par Bizet, que les ténors n’osent jamais en scène. Digne objet de ses vœux, allure, figure, jeunesse, Marie Kalinine, dans la tradition dépoussiérée par les grandes interprètes espagnoles du rôle comme Los Ángeles ou Berganza, est une Carmen de grande classe, non de classe supérieure aristocratique, mais de la noblesse innée gitane, ouvrière, cigarière, contrebandière, mais en rien roturière ou ordurière, ce n’est pas une cagole marseillaise. Comme dans Mérimée, elle se fera castagnettes des débris d’une assiette qu’elle casse pour accompagner sa danse, et qu’elle rejette ensuite avec dédain. Carmen, en latin et en espagnol signifie ‘charme’, sortilège : elle est l’intelligence de la femme qui toujours fut suspecte, d’Ève aux sorcières auxquelles l’assimile d’emblée le timoré Don José pour se justifier et s’innocenter de sa folle passion. Velouté coloré de la voix, grave profond sans effet vulgaire de poitrine, elle joint, à l’élégance de la silhouette celle du timbre d’une voix aisée sur toute la tessiture, un jeu tout en finesse, sans effet, qui rend plus terrible, celui comme un coup de poignard qu’elle assène à José d’un murmure cruel : « Non, je ne t’aime plus», allant au devant de son suicide. Mère et fille, sœurs par la beauté égale de leur silhouette, les chorégraphes et danseuses flamencas María et Ève Pérez, assurent et assument la vérité andalouse d’une Carmen que nombre d’Espagnols, en dehors des emprunts (Iradier) et inspirations (Manuel García) de Bizet, sentent comme vraiment espagnole. Version originale de Carmen? Tout en saluant le travail musicologique de Chalmeau pour revenir à l’original de la création, on se permettra quelques remarques. D’abord, les textes parlés ne sont pas donnés, heureusement, in extenso. Même coupés, ils n’apportent pas grand chose sauf un détail de la vie de José qui a fui la Navarre après un drame d’honneur, un duel sans doute, et sont bien moins bons que les récitatifs concis et bien frappés de Guiraud. Les pages orchestrales rétablies sont naturellement belles mais leur légèreté, à une première et seule écoute, tire encore l’œuvre vers le versant Opéra-Comique et l’air rajouté de Morales, cette comique histoire de cocu, la fait sombrer, avec le pendant du quintette des contrebandiers, franchement vers l’opérette. Bizet fut sans doute avisé de les couper et, sans nier le plaisir de la curiosité, il n’y a sans doute pas lieu de sacraliser la première d’un spectacle vivant toujours appelé à bouger : l’intérêt historique n’est pas forcément esthétique. Figaro s’était “mis en quatre”, selon l’expression de Beaumarchais pour plaire car la version en cinq actes de la première fut un échec ; Mozart fit un deuxième air pour son Guglielmo de Cosí, plus court, et on ne chante pratiquement jamais le premier, sans compter les retouches d’autres œuvres ; on sait aussi ce qu’il advint du Barbier de Rossini à la première ; Bizet aussi, de son vivant, retoucha le sien.Verdi n’a cessé de remanier ses opéras. Par ailleurs, si c’est là la version originale, on s’étonne de ne pas trouver la habanera initialement écrite par Bizet (enregistrée en « plus » par Michel Plasson dans un enregistrement) puisque il abandonna cette mouture et emprunta ce qui est devenu « L’amour est enfant de Bohème… » au plaisant duo entre un séducteur créole et une jolie mulâtresse, El arreglito de Sebastián Iradier, qu’il cite, musicien espagnol professeur de l’Impératrice Eugénie de Montijo, connu universellement par son autre habanera, La paloma. Compte rendu critique, opéra. Marseille, Dôme, le 5 juin 2016. Bizet : Carmen. La Philharmonie Provence Méditerranée, le Chœur Philharmonique et le Chœur Amoroso du CNRR de Marseille sous la direction musicale Jacques Chalmeau. Mise en scène et lumières : Richard Martin. Scénographie : Floriande Montardy Chérel ; costumes : Gabriel Massol et Didier Buro. Vidéo : Mathieu Carvin / Char et le costume d’Escamillo : Danielle Jacqui. Distribution Carmen : Marie Kalinine ; Micaela : Lussine Levoni ; Mercédès: Sarah Bloch ; Frasquita : Hélène Delalande ; Don José : Luca Lombardo ; Escamillo : Cyril Rovery ; Morales : Benjamin Mayenobe ; le Dancaïre : Mickael Piccone ; le Remendado : Jean-Noël Tessier ; Zúñiga Frédéric Albou Ana Pérez et Marie Pérez : chorégraphie et danse flamenco. Photos : © Frédéric Stephan

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9 juin

MARSEILLE, Opéra. Ce soir, 20h. Marco Guidarini dirige le récital belcantiste de l’année.

MARSEILLE, Opéra. Ce soir, 20h. Marco Guidarini dirige le récital belcantiste de l’année. Cofondateur du Concours international Vincenzo Bellini (avec Youra Simonetti), le chef, bellinien superlatif, Marco Guidarini, dirige un concert symphonique et lyrique exceptionnel avec le concours des deux derniers lauréats du Concours Bellini, la soprano Anna Kasyan et le ténor Sung Min Song. Phrasés de rêve, legato sensible, diction ciselée, expressivité nuancée, surtout style et intonation raffinés et naturels, les deux chanteurs devraient captiver l’audience marseillaise ce soir, avec la complicité d’un chef d’une sensibilité exquise, à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Marseille. Pour un soir, Marseille devient le temple palpitant du bel canto romantique, celui bellinien spécifique (auquel s’invitent aussi Donizetti et Rossini…). Concert exceptionnel, un MUST absolu pour tous les amateurs d’opéras italiens (et aussi français, Gounod, Massenet…)) romantiques, nobles et tendres, élégants et profonds… Au programme : BELLINI, ROSSINI, DONIZETTI, GOUNOD, MASSENET : airs et duos d’opéras. ANNA KASYAN, soprano SUNG MIN SONG, ténor Orchestre Philharmonique de Marseille MARCO GUIDARINI, direction musicale RENSEIGNEMENTS, RESERVATIONS 06 09 58 85 97 Opéra de Marseille (réservations par internet close) Téléphones : 04 91 55 11 10 ou 04 91 55 20 43 leservicebilletterie@mairie-marseille.fr Concert produit par Musicarte ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES ! 04 91 55 11 10 ou 04 91 55 20 43 programme détaillé annoncé ROSSINI Guillaume Tell, Ouverture BELLINI I Puritani, “A te o cara“ GOUNOD Faust, Air des Bijoux GOUNOD Faust, “Salut! Demeure chaste et pure” DONIZETTI Lucrezia Borgia, Scena finale “Era desso il figlio mio” DONIZETTI Elisir d’amore, “Trallala lalla lara” Duo [entracte] MASSENET Méditation de Thais ROSSINI Guillaume Tell, “Asile hereditaire” ROSSINI Barbiere di Siviglia, “Una voce poco fa” DONIZETTI Elisir d’amore “Una furtiva lagrima” PUCCINI La Bohème “Donde lieta uscì” GOUNOD Roméo et Juliette / acte IV, duo “Va, je t’ai pardonné”



Jefopera

9 juin

Requiem pour Bellini

Gabriel Garcia Alarcon, Basilique de Saint-DenisGrâce soit rendue à Leonardo Garcia Alarcon de nous avoir fait découvrir hier soir, dans le cadre du Festival de Saint-Denis, le superbe Requiem de Donizetti.   Une oeuvre méconnue, qui s'impose pourtant avec évidence comme le chaînon manquant entre les deux chefs d'oeuvre de la musique sacrée italienne que sont le Stabat Mater de Rossini et le Requiem de Verdi. Ce que le jeune chef espagnol a fort judicieusement mis en lumière en jouant, avant le Requiem, une Sinfonia de Mercadante sur des thèmes du Stabat Mater de Rossini. Dans ce Requiem de Donizetti, explique-t-il, on anticipe celui de Verdi dans la force des chœurs qui font penser aux enfers, dans les trompettes, les profondeurs, ou dans la manière de traiter la flûte et les clarinettes avec une grande douceur qui nous rappellent des duos de l’opéra napolitain, atmosphère ensoleillée d’un jour de printemps à Naples. Le Dies irae et le Libera me final sont à cet égard particulièrement frappants. http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/musique-classique/alarcon-par-ce-requiem-donizetti-redonne-la-vie-a-son-ami-bellini-240967   Nous sommes en septembre 1835 et Donizetti assiste aux ultimes répétitions de sa Lucia di Lammermoor lorsqu’on vient lui apprendre la mort de Vincenzo Bellini, emporté par une tumeur foudroyante. Il n'avait pas encore 34 ans.   Sous le coup de l’émotion, Donizetti s’enferme dans son cabinet de travail et commence à écrire une messe de requiem, la dernière preuve de mon amitié pour l'ombre du pauvre Bellini dit-il. La partition restera toutefois inachevée (pas de Sanctus, de Benedictus et d'Agnus Dei) et Donizetti ne l'entendit jamais jouer. Elle ne fût en effet publiée qu'en 1870 et retomba dans l'oubli jusqu'à ce que ce que le musicologue hongrois Vilmos Lesko en propose une édition critique, en 1975, à partir du manuscrit original.   Il en existe un enregistrement convenable chez Orfeo :    Convenable mais pas aussi prenant que le concert d'hier soir.   A la tête du Chœur de chambre de Namur et de l'orchestre Milenium, Alarcon a livré du Requiem une interprétation poignante, d'une grande intensité dramatique, en mettant particulièrement bien en valeur les contrastes dynamiques et la richesse polyphonique de la partition.   Et puis, comme autant de moments de grâce entre deux passages orchestraux et choraux, la magie du Bel canto, bien sûr, superbement incarnée par les cinq solistes (Giuseppina Bridelli, mezzo, Francesca Aspromonte, soprano, Fabio Trümpy, tenor, Nicolay Borchev et Philippe Favette, basses). 

Gioacchino Rossini
(1792 – 1868)

Gioachino Rossini1 est un compositeur italien (29 février 1792 - 13 novembre 1868). Comptant parmi les plus grands compositeurs du xixe siècle, tant par l'importance et l'étendue de son répertoire que par sa qualité, son nom se rattache surtout à l'opéra dont les plus populaires sont - encore de nos jours - Il barbiere di Siviglia (d'après Le Barbier de Séville de Beaumarchais), La Cenerentola (d'après Cendrillon), La gazza ladra (La Pie voleuse), L'italiana in Algeri (L'Italienne à Alger) et Guillaume Tell. Parmi ses œuvres de musique sacrée, il laisse un Stabat Mater et une Petite messe solennelle composée dans ses dernières années. Bon vivant et gastronome à la table réputée, il compose des pages culinaires auxquelles il donne le nom de ses opéras (Les bouchées de la Pie voleuse, Tarte Guillaume Tell) et baptise ses Péchés de vieillesse selon son inspiration gourmande (Hachis romantique, Petite Valse à l'huile de ricin). Le « tournedos Rossini » est une célèbre création culinaire nommée en son honneur.



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